Tajimasan Kuhon-in est un temple de la secte Jōdo fondé selon les enseignements de Honen Shonin. Situé à Nerima, il possède une histoire riche remontant à la fin du XVIᵉ siècle et est lié à la famille Hanawa, médecins au service des shoguns. Son parcours est marqué par plusieurs déplacements et rénovations, reflétant l’évolution de la ville et la résilience de ses chefs religieux.

Histoire et fondation du temple

Le temple a été ouvert en 1599 (Keicho 4) à Kanda Suda-cho en tant que pagode de Tajimayama Ryokuin Seigan-ji, déplacé depuis Odawara sur ordre de Tokugawa Ieyasu. Le Kaisan était Honrensha Shoyo Shonin Shukaku Yamato Sho et le Kaiki Hanawa Naoyasu Dokan Nyudo. Naoyasu Hanawa, ancien seigneur de guerre actif lors de la bataille de Sekigahara, devint pédiatre à Edo et sa famille servit les shoguns comme médecins au fil des générations. Le temple fut le lieu de sépulture de ces familles pendant plusieurs siècles.

Déplacements et survie à travers les siècles

À l’origine situé à Kanda Shirogin-cho, le temple a été déplacé à plusieurs reprises vers Kanda Suda-cho et Asakusa, à cause des réaménagements urbains et du grand incendie de Meireki. Kuhon-in suivait un parcours similaire à Seigan-ji, chaque pagode étant protégée par des mécènes puissants. Le temple a reçu un soutien particulier de Shinemon Harimaya, marchand prospère et banquier. Après la restauration de Meiji et le mouvement anti-bouddhiste, le temple a dû trouver ses propres moyens de survie.

Séparation et relocalisation

Après le tremblement de terre du Grand Kanto en 1923, le temple s’est séparé de Seigan-ji et a été transféré à Nerima avec dix autres temples. Depuis près de 100 ans, il perpétue son histoire en maintenant la flamme du Dharma, avec le travail acharné des chefs religieux successifs et le soutien des fidèles. En 2016, la reconstruction du hall principal Kyakuden Kuri a été achevée, offrant un lieu de rassemblement spirituel sous l’image principale d’Amida Nyorai.

Le Jizo des soba : une histoire populaire

shokun jizo soba

Dans la même enceinte, le Changan-in Temple abritait une statue de Jizo appelée “Shokun Jizo”. Cette statue fut offerte à Seikyoin par les fidèles et devint célèbre comme le “Jizo mangeur de soba”. Une famille de restaurateurs d’Asakusa, protégée par cette statue lors d’une épidémie de 1837, perpétua la tradition en offrant quotidiennement des sobas en hommage à la statue. Cette histoire contribua à renforcer la foi populaire autour du temple.

La statue de Kannon Rokucho Jimo

À l’entrée du temple se trouve la statue de Kannon Bosatsu, dédiée en 1954 par la famille Kuriyama. Transmise depuis la Mandchourie, elle date de la période des Six Dynasties (222-589) et fut nommée “Rokucho Jimo Kannon” par un ancien prêtre. La statue accueille les visiteurs avec un regard bienveillant, invitant au recueillement et à la prière dans le hall principal.

Le temple Tajimasan Kuhon-in illustre l’histoire religieuse et culturelle de Tokyo. Entre ses pagodes historiques, ses statues vénérées et son parcours de résilience, il reste un lieu de recueillement et de transmission spirituelle. Les visiteurs peuvent apprécier la richesse des traditions bouddhistes japonaises tout en explorant un quartier chargé d’histoire.

Si cet article vous a apporté des informations utiles et peut aider d’autres voyageurs à préparer leur séjour, un avis Google en cliquant sur l’image suivante sera toujours apprécié.

Pour une dose de Japon au quotidien, suivez-nous sur Threads


En savoir plus sur Evasions Rebelles - Travel Planner Japon

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Vous pouvez également aimer :

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Evasions Rebelles - Travel Planner Japon

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture