Au Japon, les plaques d’immatriculation ne sont pas seulement un moyen d’identifier un véhicule ; elles sont un reflet de la région, du type de véhicule et de son usage. Pour les voyageurs curieux, passionnés de culture japonaise ou souhaitant louer une voiture, comprendre les différents éléments qui composent une plaque d’immatriculation peut s’avérer particulièrement enrichissant. Cet article propose un tour d’horizon complet du système japonais, afin d’en décrypter les codes et d’éviter toute confusion lors d’un séjour au Japon.

À quoi ressemblent les plaques japonaises ?

Les plaques d’immatriculation japonaises sont facilement reconnaissables grâce à leur format rectangulaire, leur style sobre et l’usage fréquent des kanji et des chiffres. Elles existent en plusieurs couleurs et tailles, chacune correspondant à une catégorie précise de véhicule.

Elles comportent en général quatre éléments principaux :

  • Le nom de la région en kanji ou en hiragana.(1)
  • Un code numérique sur une ou deux lignes. (2)
  • Une lettre japonaise (hiragana).(3)
  • Un numéro d’immatriculation à quatre chiffres.(4)

Le nom de la région

En haut à gauche de la plaque figure le nom de la préfecture ou du bureau de transport local où le véhicule a été immatriculé. Ce nom est écrit en kanji (caractères chinois) et correspond souvent à une grande ville ou une subdivision administrative.

Parmi les plus courantes, on trouve :

  • 東京 (Tokyo)
  • 大阪 (Osaka)
  • 名古屋 (Nagoya)
  • 福岡 (Fukuoka)
  • 札幌 (Sapporo)

Les voyageurs peuvent s’amuser à identifier les lieux d’origine des véhicules qu’ils croisent, un peu comme lire les départements en France.

Le code numérique à trois chiffres

Juste en dessous ou à côté du nom de la région, on trouve une série de trois chiffres (ex. : 500, 300, 100). Ce code correspond à la catégorie de véhicule, notamment en fonction de sa taille, de sa cylindrée et de son usage (privé ou professionnel).

Par exemple :

  • 100 ou 300 : véhicules de tourisme ordinaires.
  • 500 ou 700 : véhicules plus compacts.
  • 800 : véhicules utilitaires.
  • 200 : camions ou véhicules commerciaux.

Ce chiffre permet aux autorités (et aux initiés) d’identifier rapidement le type de véhicule.

Le caractère en hiragana

Sous le code numérique se trouve un caractère en hiragana (ex. : あ, い, う, お…). Ce caractère permet de distinguer des véhicules ayant le même code numérique et le même numéro. Mais il ne s’agit pas d’un choix aléatoire : certains caractères sont réservés à certains usages.

Par exemple :

  • あ, い, う : souvent pour les véhicules privés.
  • ろ, わ : pour les véhicules en location.
  • へ : parfois utilisé pour les voitures de service public ou les véhicules professionnels.

Si vous louez une voiture au Japon, il est probable que sa plaque commence par le caractère わ, ce qui permet de l’identifier comme un véhicule de location.

Le numéro d’immatriculation à quatre chiffres

Enfin, en bas de la plaque se trouve un numéro à quatre chiffres. Ce numéro est généralement choisi par l’administration, mais certains conducteurs peuvent payer un supplément pour un numéro personnalisé, à condition qu’il ne soit pas déjà attribué.

Les Japonais ont parfois des préférences numérologiques : par exemple, le chiffre 8 (八, hachi) est souvent perçu comme chanceux, tandis que le 4 (四, shi) est évité car il se prononce comme le mot « mort ».

Les différentes couleurs de plaques et leur signification

Au Japon, la couleur de la plaque est un excellent indicateur du type de véhicule. Voici les principales combinaisons utilisées :

Plaques blanches à chiffres verts
Pour les véhicules privés standards (type berline ou SUV). Ce sont les voitures les plus répandues.

Plaques jaunes à chiffres noirs
Pour les kei cars (軽自動車), c’est-à-dire les mini-voitures japonaises. Elles sont soumises à des restrictions de taille et de puissance (moins de 660 cm³) mais bénéficient d’avantages fiscaux. Très populaires en zone urbaine ou rurale.

Plaques vertes à chiffres blancs
Pour les véhicules commerciaux ou utilitaires (camions, fourgonnettes professionnelles).

Plaques noires à chiffres jaunes
Pour les kei cars destinées à un usage professionnel.

Plaques rouges temporaires
Pour les véhicules en transit ou en réparation. Elles sont rarement visibles mais peuvent être croisées dans certains garages ou lors d’événements.

Plaques diplomatiques (bleues ou rouges à caractères blancs)
Réservées aux représentations diplomatiques étrangères. Ces plaques commencent souvent par un code spécial comme 外 (gaikoku, étranger) ou 外交 (gaikou, diplomatique).

Les plaques personnalisées

Depuis 1999, il est possible au Japon d’obtenir une plaque avec un numéro spécifique, moyennant un petit supplément. Cela a conduit à une popularité accrue de certains chiffres, souvent choisis pour leur prononciation ou leur valeur symbolique.

Exemples populaires :

  • 88-88 : le chiffre 8 étant considéré comme porte-bonheur.
  • 11-22 : qui peut se lire en goroawase comme « i-i fūfū » (bon couple).
  • 77-77 : perçu comme chanceux, souvent choisi par superstition.

Ces plaques personnalisées sont particulièrement visibles sur les véhicules haut de gamme.

Les plaques pour les voitures de location

Lorsque vous louez une voiture au Japon, vous pouvez rapidement l’identifier grâce à sa plaque. Comme mentionné, elles comportent généralement :

  • Une plaque blanche avec chiffres verts (voiture standard) ou jaune avec chiffres noirs (kei car).
  • Le hiragana わ ou れ, qui désigne un véhicule loué.

Ces éléments facilitent l’identification par la police ou les entreprises de location. À noter qu’il n’y a pas de discrimination ou de traitement différent pour les voitures de location sur la route, mais certains Japonais pourront repérer que vous êtes un conducteur étranger.

Que signifient les codes à Tokyo et dans les grandes villes ?

Dans les zones densément peuplées comme Tokyo, plusieurs bureaux d’immatriculation coexistent, chacun avec son propre nom. Par exemple :

  • 品川 (Shinagawa) : très courant dans la capitale.
  • 足立 (Adachi) : aussi courant à Tokyo.
  • 多摩 (Tama) : zone ouest de Tokyo.

En tant que voyageur, cela permet parfois de deviner si le conducteur vient du centre-ville ou d’une banlieue éloignée.

Les plaques des véhicules officiels

Les véhicules appartenant au gouvernement japonais ou aux collectivités locales ont eux aussi des plaques spécifiques. Ces plaques utilisent généralement des combinations de caractères réservés, voire aucun hiragana du tout, selon l’organisme concerné. Les voitures de police, ambulances ou véhicules militaires ont également des systèmes de numérotation distincts.

Pourquoi ce système est important à connaître pour un voyageur

Comprendre les plaques d’immatriculation japonaises n’est pas seulement une curiosité. Cela peut vous être utile :

  • Lors de la location d’un véhicule, pour vérifier qu’il s’agit bien d’une voiture destinée à cet usage.
  • Pour différencier les types de véhicules, notamment si vous cherchez un taxi, un minibus ou un utilitaire.
  • Pour enrichir vos observations quotidiennes, surtout si vous aimez la culture urbaine ou l’organisation nippone.
  • Dans certaines régions, des plaques spéciales sont décorées ou personnalisées par les villes elles-mêmes à des fins touristiques.

Les plaques régionales spéciales et leur design unique

Depuis 2018, le Japon a introduit des plaques dites « locales » avec des illustrations colorées représentant la région. Ces plaques sont facultatives mais de plus en plus populaires. Elles représentent :

  • Des sites célèbres.
  • Des spécialités régionales.
  • Des mascottes locales (yuru-chara).

Par exemple :

  • Hiroshima : motifs liés à la paix ou au dôme de la bombe atomique.
  • Okinawa : plage, fleurs tropicales.
  • Nara : cerfs de Nara Park.

Ces plaques ne sont disponibles que pour les véhicules privés et sont un excellent moyen pour les Japonais d’exprimer leur fierté locale. Pour un touriste, elles constituent un jeu amusant : collectionner les régions vues lors du voyage.

Peut-on ramener une plaque japonaise comme souvenir ?

Non, il est illégal de voler ou de conserver une vraie plaque d’immatriculation au Japon. Si vous souhaitez en ramener une comme souvenir, certaines boutiques (notamment dans les quartiers touristiques de Tokyo ou Osaka) vendent des répliques décoratives, ou vous pouvez en commander une personnalisée à des fins artistiques.

Ce qu’il faut retenir pour les conducteurs étrangers

  • Une plaque avec わ ou れ signifie généralement que le véhicule est en location.
  • Les kei cars (plaque jaune) sont économiques mais peuvent manquer de puissance sur autoroute.
  • Les véhicules standards (plaque blanche) sont plus spacieux, mais souvent plus chers à louer.
  • Toujours vérifier que la plaque correspond à l’usage prévu (privé, professionnel, temporaire).

Pour les touristes qui décident de conduire au Japon, ces détails permettent de mieux comprendre ce que vous louez et ce que vous croisez sur la route. Cela peut également être utile en cas de besoin de contacter les secours ou la police en mentionnant précisément la plaque concernée.

Les plaques d’immatriculation japonaises sont bien plus qu’un simple outil administratif. Elles racontent une histoire : celle de la région, de la catégorie de véhicule, et parfois même de la personnalité du conducteur. En tant que voyageur, comprendre ce système vous permet de vous immerger un peu plus dans les subtilités du quotidien japonais, où chaque détail a son importance.

Si cet article vous a apporté des informations utiles et peut aider d’autres voyageurs à préparer leur séjour, un avis Google en cliquant sur l’image suivante sera toujours apprécié.


Quelles informations trouve-t-on sur une plaque d’immatriculation japonaise ? Qu’indique le nom en kanji présent en haut de la plaque ? À quoi sert le code numérique à trois chiffres ? Que signifie le caractère en hiragana situé sur la plaque ? Le numéro à quatre chiffres est-il attribué au hasard ? Quelles sont les différences entre plaques blanches, jaunes, vertes et noires ? À quoi reconnaît-on une voiture de location au Japon ? Existe-t-il des plaques personnalisées et comment les obtenir ? Quels sont les chiffres porte-bonheur ou à éviter sur une plaque japonaise ? Qu’est-ce qu’une kei car et comment l’identifier visuellement ? Quelles plaques sont utilisées pour les véhicules commerciaux ou utilitaires ? Comment sont marqués les véhicules diplomatiques ou officiels ? Les codes comme 品川 ou 多摩 à Tokyo ont-ils une signification particulière ? Que sont les plaques régionales spéciales avec illustrations ? Pourquoi ces plaques décorées sont-elles populaires ? Peut-on conserver une vraie plaque japonaise comme souvenir ? Comment les plaques aident-elles à distinguer les usages privés, professionnels ou temporaires ? Pourquoi ce système est-il utile aux voyageurs ? Quels éléments faut-il vérifier lorsqu’on loue une voiture au Japon ? Et enfin, que peut-on apprendre de la culture japonaise en observant simplement les plaques des véhicules rencontrés sur la route ?


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