Au cours d’un voyage au Japon, qu’il soit de courte durée ou non, les Sanctuaire shinto(ïstes) et les temples bouddhistes japonais constitueront des points d'intérêt importants pour tout voyageur.

Qu’ils soient très imposants ou enfouis entre des immeubles, il est impossible de visiter le Japon sans en voir un seul, ces deux religions (/philosophies) qui cohabitent en harmonie au Japon sont très présentes dans la vie quotidienne des Japonais.

Si, au-delà de la visite et de la découverte , vous êtes désireux de connaitre au mieux les coutumes et de faire comme les adeptes des deux grandes philosophies japonaises, il existe quelques règles très simples à apprendre avant de se rendre dans un temple ou un sanctuaire. 

Pour chacune des philosophies, la manière de prier au Japon est différente .

Dans les temples bouddhistes

Hikawajinja de Saitama
Hikawajinja de Saitama

Tout d’abord, rendez-vous devant l’entrée du temple (le sanmon), puis joignez les deux mains et inclinez-vous.

Lavez-vous les mains et rincez-vous la bouche à la fontaine (mitarashi). Vous ferez de même dans un temple shinto.

S’il y a une cloche, on peut la faire sonner. (Attention, il y a certains temples qui ne permettent pas de sonner la cloche. Observez bien autour de vous comment les habitués font.)

S’il y a des bougies et des bâtonnets d’encens (senkô (線香)), on les brûle en l’honneur des morts. C’est une offrande et une forme de purification.

Si vous arrivez pendant la célébration d’un office :

Mettez votre obole dans le tronc. Vous pouvez alors faire sonner la cloche.

Priez calmement les mains jointes et inclinez-vous. (Attention : On ne frappe pas dans ses mains. C’est une différence avec la façon de prier dans un temple shinto.)
Inclinez-vous avant de se reculer.
Inclinez-vous après vous être retourné(e) pour faire face au sanctuaire quand vous sortez du temple.

Vous pourrez aussi vous procurer des amulettes : posséder une ou deux amulettes est suffisant pour une personne. La protection divine n’augmente pas même si vous avez beaucoup d’amulettes et il est conseillé de la porter toujours sur soi pour bénéficier de ces effets.

Dans les sanctuaires shintos

Tout d’abord, lorsque vous arrivez devant l’entrée d’un sanctuaire, inclinez-vous légèrement avant de passer sous la torii.

Sanctuaire d'Ouo - Préfecture de Saga
Sanctuaire Ouo – Préfecture de Saga

Marchez sur le côté du chemin, parce que le milieu est réservé aux Dieux.

Lavez-vous les mains et rincez-vous la bouche à la fontaine de l’entrée du temple (mitarashi) afin de vous purifier, comme pour les temples bouddhistes.

Comment se purifier ?

Puisez de l’eau à l’aide d’une petite louche avec un long manche (hisyaku) en la tenant de la main droite et lavez-vous la main gauche. Tenez le hisyaku de la main gauche et lavez-vous la main droite. Pour finir, de la main droite, recueillez de l’eau dans la main gauche pour vous rincer la bouche (sans que le hisyaku ne touche votre bouche). Remettez le hisyaku à sa place après l’avoir rincé une dernière fois.


Si vous visitez pendant la célébration d’un office.

Mettez votre obole dans le tronc sans jeter la pièce. Sonnez la cloche en tirant la corde assez fort vers vous. Redressez-vous et inclinez-vous 2 fois. Frappez dans vos mains 2 fois aussi en joignant les mains. Inclinez-vous une dernière fois légèrement. Quand vous sortez du temple, inclinez-vous légèrement en direction du torii face au sanctuaire.

Les Omamori

Les omamori sont des prières ou des inscriptions sacrées à l’intérieur de petites pochettes en brocart coloré vendues dans les sanctuaires shintoïstes et les temples bouddhistes. En japonais, « omamori »  signifie « protéger » ou « protection ». Traduit grossièrement, le mot signifie amulette (comme forme de protection) ou talisman (comme porteur de chance), et le kanji au cœur du mot signifie « guider ou protéger ».

Les omamori peuvent être trouvés dans la plupart des temples et sanctuaires et demeurent populaires pour les japonais, que ce soit pour leurs effets protecteurs ou tout simplement pour le souvenir du lieu visité.

Il n’existe que peu de différences entre les omamori provenant des temples et des sanctuaires. Chaque omamori est fait en tissu soyeux contenant une prière  très souvent écrite par les membres du temple ou sanctuaire.

Lorsque vous l’achetez, la plupart du temps, on vous rappelle que l’effet à une durée limitée dans le temps (souvent une année) et que dès que l’effet sera estompé, il faudra le ramener dans un temple ou sanctuaire afin que les prêtres le détruisent dans un feu sacré.

Il existe de très nombreux omamori mais certains types sont très fréquents :

-Shiawase : l’omamori du bonheur .
-Kayun : l’omamori de la bonne fortune.
-Enmusubi : l’omamori pour trouver l’amour.
-Kutsuanzen : l’omamori pour la sécurité routière.
-Gakugyoujojo : l’omamori pour les bonnes notes à l’école.
-Shoubaihanjyou : l’omamori pour les affaires et l’argent.
-Yakuyoke : l’omamori pour conjurer le mal
-Katsumori : l’omamori pour le succès.

Les omikuji

Les omikuji (loterie sacrée) sont des divinations écrites sur des bandes de papier que l’on tire au sort dans les sanctuaires shintô ou les temples bouddhiques au Japon. Les omikuji auraient pris leur forme actuelle aux alentours de l’ère Edo avec pour origine le tirage au sort (kuji) qui était pratiqué pour demander l’avis des dieux avant de décider des affaires politiques, d’un successeur ou d’un mariage. On reçoit généralement les omikuji en les tirant d’une boîte, que quelqu’un a préalablement secouée, en espérant évidemment bonne fortune. Le tirage coute entre 100 et 200 Yens.

omikuji
Omikuji accrochés

Il existe quatre grandes catégories de prédiction :

– daikichi » (大吉/ »grande bénédiction »)
– kichi » (吉/ »bénédiction »)
-shōkichi » (小吉/ »petite bénédiction »)
-kyō » (凶/ »malédiction »).

Lorsque la prédiction est mauvaise, on plie la bande de papier et on l’attache généralement à un pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort. Les Japonais tirent souvent l’omikuji avant un événement important (voyage, mariage…) et pour le jour de l’an.

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4 commentaires

  1. […] telles que des statues de komainu (chien-lion gardien), de grands pots et des lanternes. Même les omamori (porte-bonheur) et les ema ( plaques de vœux) vendus au sanctuaire Tozan sont en porcelaine alors […]

  2. […] visitent ce sanctuaire. Les œuvres d’art en forme de cœur ou les plaques en bois ema qui sont accrochées après que les visiteurs y ont écrit leurs souhaits ainsi que les feuillets […]

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